The Doppler Quarterly (FRANÇAIS) Été 2018 - Page 53

En réponse à la complexifi cation des environnements de cloud, les MSP doivent être capables d'offrir le bon équilibre de services adaptée aux attentes des utilisateurs d’aujourd’hui et de demain, dans un modèle de cloud entièrement hybride. Les perspectives d'avenir formulées par les entreprises indiquent une tendance claire : le cloud constituera pour elles une priorité frontale et centrale. D'après l'institut Gartner, le marché mondial des services de cloud public devrait croître de 21 % pour atteindre 186,4 milliards de dollars en 2018, contre 153,5 milliards en 2017, la plus forte proportion des revenus étant dérivée du cloud public. Ce qui est en revanche moins clair pour ces mêmes entreprises, c’est le choix du mode de gestion qui s’impose pour ce nouvel environnement. Certaines entreprises sont capables de l'administrer elles-mêmes. D’autres feront appel à un fournisseur de ser- vices gérés (MSP) leur proposant des talents spécialisés pour les orienter dans le boule- versement total et complexe que représente le choix d'un type d’environnement de cloud particulier. Une troisième catégorie d’entreprises sollicitera un MSP chargé d'une mission élargie, telle que la gestion d'environnements hybrides impliquant des res- sources réparties entre des datacenters, des clouds privés et/ou un ou plusieurs clouds publics. Quelle est la part de décision qui revient à l’entreprise ? Au minimum, un bon alignement de la stratégie de gestion du cloud sur l'organisation permet de réduire les troubles liés à une transformation informatique généralement jugée stressante. Dans la plupart des cas, il faut un certain temps à l'organisation avant de trouver le bon équilibre pour s’oc- troyer un succès durable. Avant d'évoquer les options de gestion disponibles et d'évaluer les éléments à prendre en compte dans le choix du mode de gestion du cloud, revenons brièvement sur les types de problèmes que peut occasionner une erreur de stratégie : • Augmentation des risques opérationnels : si une impléme ntation cloud se passe mal, cela a des conséquences sur la capacité à exécuter les opérations généra- trices de revenus, telles que la gestion des ventes ou de la chaîne logistique. • Augmentation des risques pour la sécurité : l'exécution d’applications dans le cloud public étend la surface de vulnérabilité. Si le cloud est conçu sans une sécu- rité appropriée, cela peut ouvrir des voies d’accès aux attaquants. ÉTÉ 2018 | THE DOPPLER | 51