Montréal pour Enfants vol. 17 / nº 2 - Printemps 2017 vol. 17 n°5 Automne 2017 - Page 13

Cela ne prend pas d’aptitude particulière. On peut développer le rythme et l’intonation, ça se travaille. Regarder aussi : les enfants choisissent toujours les personnes qu’ils préfèrent pour leur lire les histoires, alors, peut-être de regarder ce que ces gens-là font pour voir comment ils le font pour s’améliorer aussi. » Mais pour mettre toutes les chances de son côté, lors d’une lecture à la maison, les premiers pas vers l’émerveillement peuvent être réalisés avant même d’avoir posé les yeux sur le livre : Chercher un livre qui s’adresse à nous S’il y a bien un point sur lequel s’entendent les cher- cheurs, toutes approches confondues, c’est qu’il n’existe aucun livre permettant de résoudre les pro- blèmes de tout un chacun. Cela ne signifie pas pour autant, à l’autre extrême, qu’il faille se limiter aux livres qui abordent directement sa problématique. Mais peut-être qu’il vaut la peine de prendre le temps de se laisser guider par son flair… ou par le biblio- thécaire, et d’offrir quelques options à l’enfant, pour que lui-même fasse un choix. L’âge, la sensibilité, les préférences littéraires et la capacité d’abstraction de l’enfant peuvent alors être pris en considération. Le parent, lui aussi, doit se sentir à l’aise avec ce qu’il présente, et il est possible que certains livres jeunesse, européens notamment, qui utilisent parfois un ton un peu plus direct que ceux d’ici, éveillent ses réticences : « En fait, ce que je recommanderais aux parents est de regarder le livre, de voir si c’est quelque chose de sérieux, qui est l’auteur, et de le lire pour voir. Quand on ne se sent pas bien avec une lecture ou que l’on a l’impression que l’on est irrité, c’est signe que quelque chose ne nous convient pas : soit que le langage ne nous convient pas, soit que l’on n’est pas rendu là dans notre cheminement, soit que c’est trop direct pour nous. », suggère Sophie Leroux. La démarche doit s’adresser avant tout aux émotions Bien sûr, le livre peut servir à apprendre et à voyager, mais pour qu’il puisse contribuer à l’évolution sur le plan des émotions, on propose de se tourner vers des ouvrages qui ne font pas trop appel aux connais- sances de l’enfant, afin qu’il se concentre sur ses émotions : « C’est vraiment le fait de susciter chez