Modèle de développement des athlètes 2017 - 2021 - Page 97

ANNEXE 6 CARACTÉRISTIQUES DES JOUEURS ET DES JOUEUSES DE TENNIS Il est évident qu’il existe un grand nombre de différences entre les joueurs et les joueuses de tennis. Pourtant, lorsque l’on voit les entraîneurs de tennis travailler avec des joueurs et des joueuses, on ne remarque que très peu de différences dans leur manière d’opérer. Dans de nombreux autres sports, les particularités fonctionnelles et physiques de l’athlète féminine sont néanmoins très importantes. On observe des écarts techniques et tactiques importants, que ce soit sur le plan de la puissance ou de la perfor- mance, entre le geste de frappe des filles et celui des garçons, même lorsque celles-ci ont reçu exactement le même type d’instructions que les garçons de leur groupe d entraînement. Il découle de ce constat un certain nombre de questions existentielles : l’instruction des jeunes filles doit-elle être différente de celle des jeunes garçons ? Est-ce une question d’aptitudes qui ne seraient pas identiques ? Les joueuses doivent-elles recevoir une instruction différente de celle des joueurs, leur entraînement doit-il se distin- guer de celui de leurs collègues masculins ou faut-il au contraire que les systèmes / méthodes d’entraînement soient les mêmes pour les deux ? Afin de répondre à ces questions, il est nécessaire d’ana- lyser les caractères distinctifs des joueuses de tennis par rapport à ceux des joueurs. Il est important que l’entraî- neur étudie les différences générales qui existent entre les hommes et les femmes, en comparant entre autres les aspects anthropométriques et qu’il comprenne la façon dont ces différences influent sur les performances tennistiques. A Aspects anthropométriques Bien qu’il n’existe pas de différence entre les filles et les garçons jusqu’à l’âge de 12 ans environ, on observe plu- sieurs différences dès la plus jeune enfance sur les plans structurel, fonctionnel, mental et physique. Les tableaux suivants montrent quelques-unes des diffé- rences liées aux caractéristiques anthropométriques qui existent entre les hommes et les femmes. Le tableau ci-dessous montre la façon dont le poids est réparti chez l’homme et chez la femme : HOMMES FEMMES Os 20 % 15 % Muscles 40 % 36 % Tissu adipeux 20 % 30 % Organes internes 12 % 12 % Sang 8 % 7 % i. Os et articulations ASPECT HOMMES FEMMES Taille Plus grande. Plus petite (de 10 à 12 cm). Poids Plus important. Moins important (environ 10-15 kg de moins). Membres Membres, mains et pieds plus longs. Membres, mains et pieds environ 10 % plus courts - ce qui a une influence positive sur la souplesse et l’adresse. Étant donné que la longueur du levier est plus courte, la puissance de frappe est réduite. Tronc Plus long (38 % de la taille). Plus court. Centre de gravité plus bas (36 % de la taille). Squelette Surplomb apparent des membres. Surplomb apparent du tronc. Colonne vertébrale La partie supérieure est moins prononcée La partie supérieure est plus prononcée. La partie inférieure est plus longue et la courbure est plus prononcée. Épaules Plus larges. Les muscles sont davantage développés – donc, plus de puissance au service. Moins larges. Les muscles sont moins développés – donc, moins de puissance au service. Bras La morphologie du bras au niveau du coude le rend plus adapté aux gestes de lancer. La structure du bras au niveau du coude le rend moins adapté aux gestes de lancer. Dos Plus large et plus robuste (environ 39 cm). Plus étroit et plus fragile (environ 37 cm). Bassin Plus étroit, moins plat et plus fragile. Plus large, plus plat et plus robuste. La disposition des os du bassin ne permet pas la même élévation des jambes que chez les hommes. Les femmes sont par conséquent moins efficaces dans les exercices de vitesse et de saut. Jambes Pas de valgus du genou. Tendance à un valgus du genou ou « jambes en X ». Source : « Manuel de l’entraîneur de haut niveau » (ITF) 96 Modèle de développement des athlètes