MDT - Page 30

Tentations Afin de mieux comprendre l’histoire de la culture ibadite, nous vous proposons un extrait des textes de Virginie Prevost à ce sujet : « Les ibadites constituent, à côté des sunnites et des chiites, le troisième groupe de musulmans. Leur mouvement naît en Irak, dans le port de Bassora, au sein d’un groupe de quiétistes. Luttant contre l’hégémonie des califes omeyyades puis abbassides, ils exigent que leur imam soit choisi en vertu de sa science et de sa piété, quelle que soit son origine ethnique. Cette doctrine séduit rapidement les foules, tant au Maghreb que dans le sud de la péninsule Arabique. Au Maghreb, après la chute du brillant imamat rustumide de Tahert au début du Xe siècle, les ibadites se dotent de conseils religieux qui dirigent leurs nombreuses communautés. Fondateurs du vaste réseau de commerce transsaharien qui a fait leur fortune, ils jouent un grand rôle dans la diffusion de l’islam en Afrique noire. Dans le Maghreb, trois grands ensembles d’architecture ibadite subsistent à Djerba, dans le djebel Nafûsa et dans les cinq villes de la pentapole du Mzab. Il faut y ajouter les très nombreuses mosquées situées dans les montagnes au cœur d’Oman. Ces quatre régions qui se caractérisent par leur isolement – montagnes, île ou désert – sont bien différentes les unes des autres, par leur climat et leur nature, mais leurs mosquées partagent de nombreux points communs. Le principal est la grande économie de moyens et la simplicité des matériaux mis en œuvre. Tous les édifices se distinguent par leur sobriété et le refus des signes extérieurs de richesse, ce qui rappelle les premiers temps de l’islam. » Mais comment se définit la mosquée ibadite ? "De l’extérieur, on lit une forme rectangulaire bordée d’excroissances plus ou moins imposantes 32 selon le besoin. Des contreforts assurent le maintien à travers les siècles, le dos des mihrabs évasés se multipliant parfois au fil des agrandissements de la mosquée. Souvent, un minaret-escalier borde un flanc pour nous rappeler le temps où les mosquées étaient dépourvues de minaret. Les mosquées djerbiennes sont recouvertes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, d’une épaisse couche de chaux. Elles se caractérisent par leur taille réduite, leur simplicité et leur sobriété. L’ensemble est composé de formes brutes qui forment un tout au service de la stabilité et la fonction religieuse de l’édifice. La plupart du temps, la salle de prière au plan carré se trouve au centre d’une cour impluvium dans laquelle une ou plusieurs citernes collectent l’eau de pluie. Plusieurs dépendances peuvent la compléter, selon l’importance et le rôle de la mosquée. L’annexe la plus fréquente est le local réservé aux ablutions, parfois alimenté par un puits d’eau saumâtre. La tradition populaire attribue à Djerba, appelée familièrement « l’île des mosquées », un nombre de lieux de culte équivalent au nombre des jours de l’année. La récente recension de Riyâd al-Murâbit inventorie 254 monuments. Le fréquent isolement des lieux de culte et leur multiplicité ont donné lieu à une série d’interprétations. Ainsi, la dispersion des mosquées proviendrait de ce qu’elles doivent correspondre à un cercle dont le rayon peut être parcouru en un quart d’heure, afin que les croyants n’aient en tout et pour tout qu’une demi-heure de trajet à faire pour aller prier et en revenir. En fait, leur nombre important se justifie surtout par le rôle vital que XZ]]]Y\HY]HHpKpYH&Z[&p]Z]\\H]x&p[ܛ\H\Z[ \H0[H][B[Z[K&p]Z][Y]H[HH]HHYH\]Y[B]X[HHH[][]]0K08&Y^[\HHBXZ\ۈH0H0pY[K[H\Z]]0B\8&pXKH[8&YX]KH[HH]ZY[H\\\0X\[ۜ]Y۰\\X\\p\HY]HH[۝H]H\H[\\\]]\H\\H\H\]\HH\\›pYHH[\H\H0Z[HX]K]X[H&p]Z]\8&XXHHH[][ۈ]Z]YYH[\H\[]\\[]pY\šXY]\[\\ZY[08&[\[ۈ\\]\YXZY[0Y[[Y[HXHۜ[8&pH\œ\؜\\\[\\XK\\]X[Z[H\\[Y[X\\\[Z\]Y\ˈHۘ[ۈ]0Y\]YH\[]pY\\[\XXHH]\ܛYH]H]\[\X[Y[\8&pK[Hڙ]۝Yܝ\[]pY\œ\[0Y\۝0]0H\Y\[ۈ]\ۘ[ۈ\[]pY\H[\YۙK\[Z[Y\\]BH\XHH8&pK\[]pY\]\Z[\\›[]pY\XY\\][[[\][\Y\[›H\0YH0Y[YH8&pK\[]pY\HY]p\]\[]pY\ܝYpY\ˈ][[XK8&Z[XYH\[]pY\\[HH[pYBH8&X\]X\KۈHۜZ]\\Z\KHX]]0H8&][H\]X\H&Y\]YHH\[]\XH8&][H\]X\HY[[YK[H\BXYH[YH\0]\]YH][[Z\H]^Y]B[H]X[X[\0[0[Y[]ZHH\B]\H0]0HZY0H\Hۈ[˂\]]]\^[\ZHܘ\BHHZ\\HHXYH\[H\œHHH[\\XY\XZ\[X[]0H0H&XH]X[H[\ܝ[K[]YBH]^XY\][H\)0“H0\[ [\]YK^[\Z]]]Z[B[\ˈ[H8&Y\ZH[Z\H]8&X\ \œܘ\Y\8&P^[\Z\[0Z\\\[\HYH[[[H]ZHH]]]][\]YK[HYHZ\0ۈ[[]ZB&p]Z[HZ[[Y[[H\\H\Z[[B[ۈۈd\]\Y[0[H8&X[[X[ 8&Z[ۛH[XK\]\[[pH[\\[[Y[][[^][ۜ0Y][ۜ]\ܝY\H0\\H][0YY\H[\\B[[Z[H8&X[pH0HۜXܙ\[\[[Y[0\Z]]x&Z[]]Z[HZ]\[ٛۙ]\0B^\\\[0ܙ\0\Z\\H MH[[[ۛHH\[H\۝[Z\]H][YY[]\[]Z[\[\]YH[\][ˈ0‘[\0[]Z[[H[[HۜY0\][ۂ[[XY[K0]\]YHH0X\]YKXZ\H][B8&Y\0]\]YH\YYHH\\H\H[\œXH[\0\\ˈ0XY\YH0\Z\[\Hd\[ H[H[0YHH^X[\YJH\\ܛY\]H[H8&X\]X\BXY]K[&Y\ۛH\Z\[ۈH]\\›\]\XY]\X[0\HXYK8&P[\YK8&SX[]H[\YK0 L [&X\YH08&Y^\\HB\[YH] ]\[[Y[H\[ۈ]x&Z[œ\Y[\HZ]]Y[HHZ]8&][[ۂ[H8&X\H8&][]HY[HH8&X]]K\[YH] 8&X]]]\B][Z\H [HX[H[\\HH \  [BX[H0XX[H[\[[YH] [HXp\B[\\H\[Y[ۜ]HHp]0K\[YB]H0Y[H[ 0 S[H0HBܘ]ۜXܰYH]^XY]\HY[\Y[[HHRRYH]HRRYHpK\X\\\[\ܝ\[H][H[\]][ۈH\Y]\°][[Y[[\ܝ[H \\HHXYXpYp][ [[0H\[ۈ[][[Y[YZ\KZ\YH^\\ܚY[][ܘ\\˜\X\\\]Y\H0[[YۘYH\[Y[]][YYH\\ܚY[XY]\ ܚY[B\K[H[0\\H0\\\XHB][\][ۈXY]K[Y[H]۝[\ܘZ[K]]0XX[[Y[0 \]X\H]I[۝ܰpYBH[Y[YH]HXYXXZ\]\H[Y\]YB\K[HH0Xܚ]8&X][\HXY]H[HY[\Y[ RRYVRRYHpJKY\\[H8&][HY[ۈpXۛYB[[KXY[ZXHY[X\[H[XK  K\’XY]\ˈH\H0X[H\pYHYHH8&R\[B\] \ L H]\[]pY\XY]\™HX[YK\]X\K\\H][Y[ۜBܙ [Y\HHXYH RRYKVRRYHp\H ۙ\HY]H܈XX[YY\\\JK[BH0Y[[Y[XpHHX]^\X\\8&Z\\H\XY]\HXYX\H۞[ZYB\Y[ۜ[\]Y[\[][]\]\\]X\KHZ]BH]H0۝Yܝ\[]pY\XY]\H\H0\pHBMHZ[] M[Xܘ][ۈ]X8&U[]\]0HXHH^[\8&U[]\]0HX[[HHZܘKH[\8&P\X][ۈ\H]]Y\HB8&R[HH\K\XXHHHXX][ۈ\[YH] \]\BK ܙ[][ۈHXZ\ۈH8&R[XYH H[\‘Y][ۈHXZ\ۈH8&R[XYH H[\˜]XH]Y[HˑK[ۜY]\[[\ZZK[X\Y]\HX][YHH[\]YB\ۚXH[YۙH\˛X[\ܚK H^ M  H MY\•\]]\^8&Y^][ۈ0۝Yܝ\[]pY\XY]\B\H00[\H \[XH]HH؜H M0HXZ\ۂH8&R[XYK0]]Y[][K[\[[\[0HXZ\ۈH8&R[XYNH H\[XH M[\[HHܘ\KHY[۝Hۙ\[KY0X]\\[YH]]H\[][ۈB[Z\H00XY]\H\K[H]]HYH[\[H0 HZ]\X\ޙ[[H H\[HX[ۜ MK\Y۰H[‚