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Tentations 40 Quel a été votre parcours? C’est assez bref, je n’en suis qu’au début… Peu de temps après avoir fini mes études d’arts plastiques à la Sorbonne, j’ai eu l’opportunité d’exposer au Printemps des Arts (juin 2012), ce qui m’a permis de collaborer avec la galerie Hope (Yosr Ben Ammar et Paolo Pirreli) et la galerie Selma Feriani à Londres dans un premier temps puis à Tunis. L’année suivante, j’ai pu, grâce à cette dernière, participer à une vente Sotheby’s à Doha et acquérir ainsi une cote au niveau international. Depuis, je continue de travailler avec cette même galerie sur d’autres projets. Parlez-nous de votre démarche artistique. Parler d’art contemporain, c’est plutôt lassant… Pour ne pas faire fuir vos lecteurs, je vais faire simple. Ma démarche consiste à me réapproprier des images en les réinterprétant par le biais du collage, du dessin, de la peinture ou du montage lorsqu’il s’agit d’images en mouvement. Elles peuvent être d’archives ou piochées sur le net… Ce qui m’intéresse, c’est l’évolution de leur nature (le fait qu’on puisse jouir de leur substance sans pour autant les posséder physiquement) et par conséquent l’effet que produisent cette circulation et cette consommation permanente d’images sur notre façon d’appréhender le monde et ses bouleversements. Parlez-nous de vos dernières expositions. Pour le moment, je n’ai participé qu’à des expositions collectives, avec souvent des thèmes imposés. C’est un exercice intéressant mais un peu frustrant… Cependant, j’ai pu montrer quelques pièces plus personnelles lors de la dernière session d’Art Dubai (printemps 2014).