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portrait Ce concert unique a été un véritable cauchemar pour Mourad Mathari qui s’est heurté à toutes sortes de tracasseries orchestrées par l’administration tunisienne. Sting a été témoin de cette lutte de chaque instant et à la fin du concert, il lui dit: «J’ai observé, j’ai compris et je vous félicite!» Un hommage qui l’émeut encore aujourd’hui. Et puis, il y a eu le concert de James Brown, le parrain de la soul music, avec tous ses caprices, petits et grands. Pour ce concert, James Brown a engagé deux batteurs, mais l’un d’entre eux ne jouant pas en mesure a été viré illico presto, de même que le masseur, une armoire à glace qui avait été au service du boxeur George Foreman et qui, pour des raisons toujours obscures, a été mis dans le premier avion selon la volonté de l’artiste. Il y a eu aussi les tournées des stars du raï des années 90 et 2000, le festival Musiqat en automne et surtout, à la demande générale, la création de Jazz à Carthage d’abord à l’Acropolium, puis à Nejma Ezzahra et depuis 8 ans au Carthage Thalasso à Raoued, avec une seule interruption, en 2011. Mais si cette manifestation a trouvé son public, qui d’ailleurs demande plus de pop ou de R&B que de jazz, elle fait preuve d’une grande lacune en matière d’organisation de concert  : le grand Tunis et même l’ensemble du territoire n’a pas de vraie salle de concert. Mourad Mathari a maintes fois demandé la mise à disposition d’un terrain défiscalisé pour créer ce lieu qui pourrait être un chapiteau semblable au Zénith de Paris o ;