FÉVRIER 2015_NO.4 - Page 32

(Inspiration : Suite) science peu exacte. Lors d’une visite pour ajustement de mes orthèses plantaires, j’ai exposé ma problématique à mon orthésiste et elle me proposa l’installation d’une courroie sur chaque orthèse de genou afin d’aider à la correction du syndrome fémoro-patellaire. J’ai alors abandonné le taping même si j’ai peu porté les deux orthèses par la suite. Finalement, en décembre 2013, le projet d’opération à gauche fut abandonné, car malgré la douleur, le genou était stable. En fouillant dans mon historique avec ma physiothérapeute, nous avons compris que cette blessure à gauche venait d’un incident de 2009 et d’un crac sonore bien réel que j’avais senti et entendu. Je n’avais consulté en physiothérapie que quelques semaines plus tard et l'on avait alors cru à une blessure musculaire. Avec les années, la musculature autour du genou à gauche s’est développée et la douleur ne fut jamais en mesure de concurrencer avec celle ressentie du côté droit. 32 aimé les séances d’ergothérapie à la piscine qui m’ont permises de progresser autrement et de rencontrer d’autres personnes dans ma situation. Nos échanges prenaient la forme d’un exutoire. La progression allait si bien que deux mois plus tard, on avait planifié un retour au travail à 50 %. Comme la douleur globale avait diminué au fur et à mesure que je reprenais de la force, j’ai été en mesure de cerner une douleur aiguë et persistante au genou droit qui ne s’estompait pas. Six jours avant mon retour au travail, j’ai vu le chirurgien orthopédiste pour valider et l'on abandonna le retour progressif dans le but d’investiguer pour identifier la source de cette douleur aiguë. Lors de cette visite, j’ai reçu une injection de Synvisc One, lubrifiant qui aida énormément ma cause. Le coût du traitement s’élevait à 430 $ et j’étais prête à payer la facture en entier si les assurances ne couvraient pas l’injection afin que ma situation débloque. Heureusement, l’injection était couverte à 80 %. En mars 2014, j’ai donc subi un 3e examen par résonance magnétique, cette fois-ci à droite, qui révéla une micro-déchirure au niveau du ménisque interne. Cette douleur s’est amoindrie avec les traitements d’ergothérapie, mais la lésion et la douleur demeurent présentes. Une nouvelle chirurgie demeure une option, mais n’est pas souhaitable, car ce type de lésion est rare et l’opération pourrait ne pas être concluante. Sans compter que de ré-opérer dans cette région pour une 4e fois risquerait d’aggraver les risques de développer précocement de l’arthrose. L’ERGOTHÉRAPIE Nous étions fin novembre 2013 (blessure en février et opération en juin) lorsque ma physiothérapeute m’a demandé si j’avais envisagé de consulter en ergothérapie. Très honnêtement, je n’avais qu’une vague idée de ce qu’était l’ergo. D’autres clients qui venaient en physio faisaient également de l’ergo. Elle m’a dit que je plafonnais et elle me conseillait d’aller en ergothérapie afin de faire, entre autres, du réentraînement à l’effort. Suite à mon suivi avec le chirurgien orthopédiste, celui-ci acquiesça à l’idée d’entreprendre des traitements en ergothérapie. La journée Durant ma convalescence, lorsque je voyais des collèmême, j’ai pris un rendez-vous en ergothérapie et ce fut pour moi une découverte. J’ai trouvé les gues de travail, certains, pour m’encourager, me premières rencontres d’évaluation très pertinentes. disaient, « Tu vas voir, ça ne sera pas si compliqué, Celles-ci m’ont permis de tracer un bilan, de voir le ben non, tu vas pouvoir débuter la prochaine année scolaire, etc. ». Ces commentaires étaient formulés chemin parcouru et de prendre conscience de ce qu’il restait à accomplir. J’ai bien aimé l’approche, pour m’encourager, mais je savais pertinemment que qu’on prenne en considération tous les aspects de ce n’était pas ma réalité. Il est venu un temps où je me demandais quels liens je devais entretenir avec ma vie pour définir des objectifs. Les questionnements m’ont amenée vers des pistes concrètes pour mon milieu de travail. Devais-je aller faire un tour, m’aider. J’ai peu à peu délaissé le tabouret que j’utili- saluer collègues et élèves? Après plus d’un an d’arrêt, sais pour cuisiner et relever le défi de parcourir j’ai fait appel au Programme d’aide aux employés toutes les allées à l’épicerie au lieu de me rendre (PAE). J’avais besoin d’avoir un avis externe pour seulement aux endroits stratégiques en l