COUNTRY MUSIC MAG Country Music Mag N°56 Novembre/Décembre 2017 - Page 7

BILLY RAY CYRUS Set The Record Straight 1. I Wanna Be Your Joe - 2. Tulsa Time (Rokman Remix) [avec Noah Cyrus & De- rek Jones] - 3. You Good - 4. Folsom Prison Blues - 5. Country Music Has the Blues (avec George Jones & Loretta Lynn) - 6. I Want My Mullet Back - 7. Achy Breaky Heart 25th (Muscle Shoals Mix) [avec Ronnie Milsap] - 8. I Wouldn’t Be Me - 9. Stand (avec Miley Cyrus) - 10. Hey Daddy - 11. The Freebird Fell - 12. Trail of Tears - 13. Achy Breaky Heart 25 (Spanglish) [avec Jencarlos Canela] - 14. Meant to Be - 15. Achy Breaky Heart (Remix) [avec Djko] - 16. Worry Flatwood Records - 10 novembre En un mot : fabuleux ! Pas vraiment une nouveauté que cet album qui s’apparente plus à une sorte de ‘‘Best of’’ aux titres plus ou moins re- visités et/ou ré-interprétés... Nouvelle preuve de mon manque d’objectivité, moi qui suis un farouche opposant aux ‘‘greatest hits’’, je vais toutefois vous le chroniquer car... Il s’agit de Billy Ray Cyrus, le mec qui, en 1992, m’a fait dé- couvrir la Country. Le ‘‘Wanna Be Your Joe’’ est très légère- ment modifié mais l’impression générale reste que la version originale avait tout de même plus de pêche. Le ‘‘Tulsa Time’’ version discothèque va sans doute don- ner de l’urticaire aux fans d’Eric Clap- ton qui en fit une magnifique reprise et d’une manière générale à tous ceux qui connaissent la version originale de Don Williams. ‘‘You good’’ passe presque inaperçu. La reprise façon Bluegrass du ‘‘Folsom Prison Blues’’ du légendaire Johnny Cash est plutôt réussi. Le non moins célèbre ‘‘Country Music Has the Blues’’ est excellent d’autant que sur ce morceau Billy est particulièrement bien entouré jugez plutôt : George Jones et Lo- retta Lynn. Le ‘‘I Want My Mullet Back’’, sans doute un des morceaux les plus cé- lèbre de Billy Ray a pris du muscle grâce à une superbe guitare électrique et une batterie en béton, superbe reprise ! Avec le morceau suivant, un certain ‘‘Achy Breaky Heart’’, certainement le morceau Country le plus connu au monde, BRC ajoute des nappes de clavier une section de cuivres et des choeurs Gospel sans trop s’éloigner malgré tout de la version d’origine. Difficile de toutes façons de trop revisiter un tel monument sans le dénaturer irrémédiablement. Le solo de guitare électrique et ses glissandos de bottelneck durant le ‘‘pont’’ achève de me convaincre ! Belle amélioration aussi de sa chan- son douce ‘‘I Wouldn’t Be Me’’ sur lequel, il n’hésite pas à faire appel cette fois à... Un saxophone, un instrument pas vraiment Country mais qu’importe ! On est presque dans le style musical du crooner Michael Bolton. Le solo final de sax et de choeurs mêlés me fais valider, une fois encore cette belle reprise. Sur ‘‘Stand’’ Billy Ray peut s’éclater avec sa fofolle de fille. Les interven- tions de Miley sobres et efficaces me font réaliser que, généralement «les chiens ne font pas des chats» et que Miley, en digne fille de son père (car oui pour moi Miley reste la fille de Billy Ray et non, comme on l’entend ces dernières années, Billy Le père de Miley Cyrus, aujourd’hui il est vrai bien plus connue des jeunes que son père) a aussi sacrément du talent ! ‘‘Hey Dady’,’ jazzy à souhait, est ab- solument superbe et le 4 étoiles déjà acquis depuis bien longtemps, je me demande si je ne vais pas me fendre d’un cinq étoiles !?!... Assurément le meilleur album d’auto-reprises (je n’arrive malgré tout pas à l’appeler ‘‘Best Of’’ tant les morceaux sont ici merveilleusement revisités !) qu’il m’ai été donné d’écouter un jour. A acheter par tous ceux qui n’ont pas encore d’album de Billy Ray Cyrus. Sur ‘‘The Freebird Fell’’, Billy Ray rend hommage à Ronnie Van Zant, le héros de sa jeunesse et leader des Lynyrd Skynyrd dans les années 70 avant que l’écrasement de son avion le fasse entrer encore un peu plus dans la légende. ‘‘Trail of Tears’’ est, lui aussi, transformé en un Blue- grass très efficace. Deuxième reprise complètement déjantée celle-là, un pieds dans la musique hispanique l’autre dans les îles des Caraïbes... Amusant ! Jamais deux sans trois : une dernière reprise surprenante du ‘‘Achy Breaky Heart’’, une ver- sion club, sans doute très dansante, pour amateurs seulement. Le disque s’achève par un ‘‘Worry’’ live et plu- tôt bizarre sans doute le morceau de trop, dommage, on a frôlé de peu le 5 étoiles... COUNTRY MUSIC MAG N ° 56 7 NED LEDOUX Sagebrush 1. Never Change - 2. Cowboy Life - 3. We Ain’t Got It All - 4. Some People Do - 5. Brother Highway - 6. Better Part of Living - 7. Forever a Cowboy - 8. By My Side - 9. Another Horse to Ride - 10. Johnson County War - 11. The Hawk - 12. This Cowboy’s Hat (avec Chase Rice) Powder River Records - 3 novembre Tu veux du cow-boy ?... En voila ! Ce nom vous dit-il quelque chose ?... Et oui, Ned est le fils de Chris Ledoux, champion de rodéo et artiste country décédé trop tôt. Dès le premier morceau, Ned Ledoux annonce la couleur : «je suis un cow-boy et je ne change- rais jamais.» Tout est dit ! Les guitares et la batterie sont pourtant sacrément présentes dans ce disque où cow-boy ou pas, le Rock est entré dans sa Country. Il faudra attendre le 3e morceau pour retrouver une Country plus tranquille avec une voix sur guitare acoustique et banjo. On reste dans le même style avec ‘‘Some People Do’’ : «j’ai survécu au milieu de nulle part, certains l’ont fait». Les guitares électriques reviennent sur ‘‘Bro- ther Highway’’. Pas de surprise de découvrir derrière cet artiste la petite maison de disque indépendante Thirty Tigers qui produit aussi les disques d’Aaron Watson. Sans l’appuie- financier d’une grosse maison de disques l’album fera 38e au Billboard avant d’en dis- paraitre dès la seconde semaine. Long is the road to mass success!... (Longue est la route du succès de masse !) Vite dit Pour les lecteurs qui se poseraient la ques- tion : je suis ‘‘obligé’’ d’utiliser comme réfé- re nce et source principale de mes chroniques de disques le classement ‘‘Billboard Country Album’’ et essaye toujours, dans la mesure du possible, que les albums présents dans le Top 50 soient tous chroniqués. En revanche, je suis bien conscient que ce ‘‘filtre’’ me di- rige surtout vers les albums les plus com- merciaux et donc produits par les plus puis- santes maisons de disques... Novembre / Décembre 2017