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DOSSIER

Paroles de Maman
Accueilli de nombreuses années au sein de la plaine de vacances , Justin a manifestement bénéfi cié de la présence de ses sœurs ainées , animatrices brevetées via COALA . " Cela nous a aidés à franchir le pas car cela nous rassurait ", nous précise sa maman . Et d ' ajouter : - Un enfant n ’ est pas l ’ autre . Ce n ’ est jamais simple et cela nous demande beaucoup de démarches , de rencontres et d ’ explications . Il nous est arrivé de dévoiler des éléments " privés " de la vie de Justin pour améliorer la compréhension de ses besoins spécifi ques . Néanmoins , dans le cas de la plaine , cela n ’ a pas été possible la première année . Nous nous y étions pris " trop tard " et , en accord avec l ’ équipe d ’ animation , nous avons reporté son intégration à l ’ été suivant . Son infi rmière a aussi accepté de modifi er sa tournée pour passer quotidiennement à la plaine . La collaboration et le bon vouloir de plusieurs intervenants sont nécessaires . Ce n ’ est pas toujours possible ! Justin aurait aimé faire du théâtre mais l ’ organisateur du stage n ’ était pas en capacité de l ’ accueillir . - Aujourd ’ hui , Justin a 18 ans et a gagné en autonomie avec l ’ âge mais l ’ intégration au sein d ’ activités extrascolaires était bien plus compliquée lorsqu ’ il était enfant . Il était plus dépendant et nécessitait donc plus de modifi cation des habitudes pour les animateurs . En tant que parent d ’ un enfant en chaise roulante , j ’ ai aussi été confrontée aux peurs et questions d ’ autres parents : " La présence de Justin nécessitant un regard et une attention particulière , pourrat-on encore accorder du temps et de l ’ attention à mon enfant ?"
( SE ) PRÉPARER ET SE FORMER
Professionnels comme volontaires , ce sont les animateurs qui portent le projet d ’ accueil . Les temps de réfl exion et de préparation collectifs permettent d ’ augmenter la nécessaire adhésion au projet .
Les spécifi cités du milieu d ’ accueil ( Type , infrastructure , ressources humaines , …) infl uencent ensuite les réponses aux questions concrètes qui se posent avant l ’ accueil proprement dit . Pourquoi accueillir cet enfant ? Quels sont les rôles et les responsabilités des différents partenaires ? Quelles adaptations aux activités , au rythme , aux espaces , aux règles de vie , à la communication sont nécessaires ?
Pour la plupart , des animateurs et accueillants extrascolaires , c ’ est en formation que la question des besoins spécifi ques est abordée pour la première fois : une sorte de préparation " standard " en-dehors du terrain . Il s ’ agit néanmoins d ’ une porte d ’ entrée " annexe " à la formation de base qui nécessiterait , sans doute , une forme de spécialisation .
Le Décret CVAC prévoit d ’ ailleurs l ’ obligation de cette spécialisation pour tout ou partie de l ’ équipe dans certains cas ( voir aussi l ’ interview de la Ministre Greoli p . 16 )… mais elle n ’ est pas appliquée à ce jour faute d ’ opérationnalisation satisfaisante : quel contenu de formation valider au regard de la multiplicité des situations ?
A l ’ inverse de l ’ obligation , nous plaidons pour une démarche volontariste … qui implique une offre de formations accessible à tous les types d ’ accueil .
Il faut bien reconnaitre que ce n ’ est pas le cas aujourd ’ hui ! Des associations comme Caravelles *, Badiane * ou encore Passe Muraille * proposent bien des formations pour les animateurs ou des accompagnements ciblés mais , bien souvent , les P . O . y pensent uniquement lorsqu ’ ils sont confrontés à une demande …
L ’ intégration et , plus encore , l ’ inclusion exige des modifi cations de pratiques bien en amont de l ’ accueil effectif de l ’ enfant .
* www . caravelle . be , www . badiane . be , www . passe-muraille . be
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DOSSIER Paroles de Maman Accueilli de nombreuses années au sein de la plaine de vacances, Justin a manifestement bénéfi cié de la présence de ses sœurs ainées, animatrices brevetées via COALA. "Cela nous a aidés à franchir le pas car cela nous rassurait", nous précise sa maman. Et d'ajouter : - Un enfant n’est pas l’autre. Ce n’est jamais simple et cela nous demande beaucoup de démarches, de rencontres et d’explications. Il nous est arrivé de dévoiler des éléments "privés" de la vie de Justin pour améliorer la compréhension de ses besoins spécifi ques. Néanmoins, dans le cas de la plaine, cela n’a pas été possible la première année. Nous nous y étions pris "trop tard" et, en accord avec l’équipe d’animation, nous avons reporté son intégration à l’été sui- vant. Son infi rmière a aussi accepté de modifi er sa tournée pour passer quotidiennement à la plaine. La collaboration et le bon vouloir de plusieurs intervenants sont nécessaires. Ce n’est pas toujours possible ! Justin aurait aimé faire du théâtre mais l’organisateur du stage n’était pas en capacité de l’accueillir. - Aujourd’hui, Justin a 18 ans et a gagné en autonomie avec l’âge mais l’intégration au sein d’activités extrascolaires était bien plus compliquée lorsqu’il était enfant. Il était plus dépendant et nécessitait donc plus de modifi cation des habitudes pour les animateurs. En tant que parent d’un enfant en chaise roulante, j’ai aussi été confrontée aux peurs et questions d’autres parents : "La présence de Justin nécessitant un regard et une attention particulière, pourra- t-on encore accorder du temps et de l’attention à mon enfant ?" (SE) PRÉPARER ET SE FORMER Professionnels comme volon- taires, ce sont les animateurs qui portent le projet d’accueil. Les temps de réfl exion et de pré- paration collectifs permettent d’augmenter la nécessaire ad- hésion au projet. Les spécifi cités du milieu d’ac- cueil (Type, infrastructure, res- sources humaines, …) infl uencent ensuite les réponses aux ques- tions concrètes qui se posent avant l’accueil proprement dit. Pourquoi accueillir cet enfant ? Quels sont les rôles et les respon- sabilités des différents parte- naires ? Quelles adaptations aux activi- tés, au rythme, aux espaces, aux règles de vie, à la communica- tion sont nécessaires ? Pour la plupart, des animateurs et accueillants extrascolaires, c’est en formation que la ques- tion des besoins spécifi ques est abordée pour la première fois : une sorte de préparation "stan- dard" en-dehors du terrain. Il s’agit néanmoins d’une porte d’entrée "annexe" à la formation de base qui nécessiterait, sans doute, une forme de spécialisa- tion. Le Décret CVAC prévoit d’ail- leurs l’obligation de cette spé- cialisation pour tout ou partie de l’équipe dans certains cas (voir aussi l’interview de la Ministre Greoli p. 16)… mais elle n’est pas appliquée à ce jour faute d’opé- rationnalisation satisfaisante : quel contenu de formation vali- der au regard de la multiplicité des situations ? A l’inverse de l’obligation, W0F2W"VRL:&6PfF&7F^( bVƗVRVPfg&RFRf&F266W76&R :FW2W2GW2N( 67VVखfWB&V&V6G&RVR6P( W7B2R62VW&N( VFW2766F26R6&ЧfVW2&FRRV6&P76RW&R&6VB&VFW2f&F2W"W2ЧFWW'2RFW266vRЦVG26&:22&V6WfVBW2V6VBVVVV@'7^( 26B6g&L:2 :VPFVF^( `( L:w&FWBW2V6&R( Ц6W6WvRFW2F6F0FR&FVW2&VVBFP( 67VVVffV7FbFR( VfBࢢwwr6&fVR&Rwwr&FR&Rwwr76RW&R&P